Carnets
de voyage : Malte
Ce qui frappe le visiteur fraîchement
débarqué à Malte, ce sont tout d'abord les couleurs
dominantes : celles des bateaux mouillant dans le port,
le blanc-miel des habitations en globigérine et le blanc
des salines, le rouge des cabines télephoniques, jusqu'au
défilé multicolore du carnaval. Et autour de cette palette,
le bleu d'une mer Méditerranée qui s'efface presque
pour virer au blanc à l'approche des côtes maltaises.
Ce petit îlot d'à peine plus de 300 km2 concentre sur
ses terres de splendides paysages, et renferme une culture
à l'image de son histoire : bouillonnante et tourmentée.
Car si ce carrefour méditerranéen a connu les invasions
et l'occupation, il reste aujourd'hui de nombreux vestiges
laissés par les Arabes, les Byzantins, les Normands,
les Sarrasins, mais aussi les Français et lés Anglais.
Au-delà du passé, les Maltais sont résolument tournés
vers l'avenir et accueillent chaque année des visiteurs
avides d'activités estivales comme le water-polo, la
plongée, la pêche et la voile, mais aussi le golf, l'hippisme,
la randonnée, la pétanque maltaise ou encore le football.
Pour les adeptes d'un tout autre sport, le farniente,
il est toujours possible d'aller se réfugier dans les
eaux transparentes pour échapper au soleil écrasant.
On vient souvent à Malte en ignorant les trésors que
l'on va y découvrir. On la visite en se demandant comment
tant de richesses peuvent être ignorées. Et au retour,
on hésite presque à les révéler. On conseille juste
d'y aller et de se laisser surprendre.